ZAC portes du Tarn : à fond la com - 28 avril 2015

C'est le printemps, les jolis mots fleurissent. A défaut d'oser un débat contradictoire, les porteurs du projet de la ZAC « Les portes du Tarn » sortent l'artillerie langagière. La communication institutionnelle est en ordre de bataille. Sans doute finissent- ils par y croire, mais leurs fables d'un autre siècle ne nous font pas rêver.

Dernière opération communication en date : le journal de la communauté de communes. Sur un épais papier glacé (un gage sans doute de l'engagement écologique promu ?!) on y apprend la création d'un « lieu de référence » en matière d'information du public. Qu'est ce à dire ? Il s'agit de 3 cabanes de chantier habillées de bois et toujours pas opérationnelles ! Que ces algécos soient présentés comme une référence en matière d'information laisse songeur. Les responsables restent dans une logique de l'apparat, l'information et la participation du plus grand nombre sont largement ignorées. Pour preuve : qui a informé les habitant de la communauté de communes que le projet de fret ferroviaire est ajourné (alors qu'il était présenté comme la perle du développement responsable à l'initiative de ce projet) ? Qui a informé les contribuables que les communes se sont engagées dans un emprunt de 16 million € ?

Autre effet de manche, l'annonce tonitruante de l'arrivée potentielle d'une entreprise de chimie organique. Il faudrait croire qu'un projet d'installation sur 2,5ha ne serait envisageable que dans cette nouvelle zone de 198ha ? Serions- nous assez crédules pour penser que cette installation serait impossible dans l'une des nombreuses parcelles inoccupées des zones d'activités voisines (Gabor, Cadaux).

Nous n'avons que faire des bonimenteurs. Opter pour une véritable démarche de concertation n'est pas un luxe. C'est une condition pour un sursaut démocratique.

Portes du Tarn : le temps de la propagande - 21 mars 2015

A quelques jours d'une échéance électorale, les éléments de langage sont de sortie ! M. Carcenac prend ses habits de VRP et tente de nous vanter les mérites de son projet de zone économique au portes la métropole toulousaine. Mais nous ne sommes pas dupes, emballer avec des mots qui brillent ne rend pas un paquet vertueux.

L'argument écologique pour évoquer la ZAC des portes du Tarn tient de l'abus d'oxymore. Le virage avait été pris il y a deux ans avec le vocable « écologie industrielle » pour qualifier le projet. Plus récemment, le concept d'économie circulaire avait été mis en avant sans en donner un argumentaire convaincant. Aujourd'hui on nous sert un lapsus : « zone d'intérêt écologique »1 et on sort du placard la dénomination « agriculture périurbaine ». L'inventivité verbale est remarquable mais pour autant cette ZAC est avant tout un projet destructeur d'un milieu vivant de 200 hectares à vocation agricole. Les espaces verts à l'intérieur et la bordure horticole à l'extérieur ne seront que des alibis qui masqueront difficilement l'artificialisation des sols de ce projet « d'aménagement ».

L'argument économique et des créations d'emplois est une chimère servie avec constance. Le chiffre mythique de 2 000 emplois (ils parlaient même de 2 000 créations d'emplois) en est un exemple désarmant. Ce chiffre n'est le fruit que d'une stratégie de communication. 2 000, c'est rond, c'est imposant. Hormis les porteurs de ce projet, nous ne connaissons aucun responsable qui valide cette estimation. L'annonce triomphale qui est faite autour de l'installation probable de la société CIMV renforce notre incrédulité. Généralisée à l'ensemble de la zone, ce type d'installation représenterait 840 emplois. Il est plus probable que cette zone soit comme les autres : un gruyère avec de nombreux lots vides.

L'argument démocratie participative est un gag qui nous fait rire jaune. L'installation à la hâte d'un préfabriqué d'information du public est présentée comme un grand pas en avant de la transparence ! Que ce projet soit confiné depuis le début dans les mains de quelques élus, nous n'avons de cesse de le dénoncer. La démission de Fanou Mena en tant qu'adjointe au maire de Saint Sulpice se justifie en grande partie par notre refus de ces pratiques occultes. Nous portons au contraire une volonté de concertation de la population qui soit étayée par des arguments éventuellement réfutables mais qui ne soient pas que pure propagande.

Construire un projet au service d'un territoire nécessite d'autres pratiques. Nous ne pouvons pas recopier à l'infini les mêmes zones (la concurrence entre Gaillac et saint Sulpice est caricaturale). Nous devons faire preuve d'imagination, regarder ce que promet l'économie sociale et solidaire, dépasser l'horizon de la prochaine échéance électorale. Pour cela nous devons faire confiance en nos concitoyens. Ce n'est qu'avec eux que nous trouverons les solutions constructives.

ZAC Portes du Tarn : on en prend d'autres et on continue !

EELV LAVAUR-GRAULHET

Lavaur, le 5 mars 2015


Des têtes changent mais les pratiques perdurent. Que ce soit au conseil communautaire de la communauté de communes Tarn Agout, maintenant présidée par M. Bonhomme en lieu et place de M. Esparbié (père), que ce soit à la mairie de Saint Sulpice dirigée par Mme Sarrat Rondi, le projet de la ZAC des portes du Tarn avance en catimini.


Depuis plus d'un an, aucune communication sur l'évolution de ce projet hormis l'annonce de la délocalisation de l'unité d'embouteillage de Vinovalie. Pourtant les nouvelles équipes installées après les élections municipales ont conduit plusieurs réunions avec les agents du conseil général concernés par ce projet, mais rien n'en était dit. Nous pouvions croire qu'il s'agissait d'un temps d'adaptation mutuelle. Et puis en l'espace de quinze jours, profitant sans doute du rideau de fumée qu'offrent les élections départementales, nous apprenons que le bulldozer a enclenché la marche en avant.


La CCTA et la commune de Saint Sulpice s'engagent dans un endettement de 16 millions €. 16 millions €, à l'heure de la maîtrise budgétaire louée par tous ces responsables, cela mériterait au moins quelques débats. De débats entre élus il n'en est pas question : le président a dit « votons ! » et ils ont voté. De son coté Madame le maire n'a même pas sollicité la mise au vote... Alors, la concertation avec la population … juste dans nos rêves !


Au final, ce projet ressemble de plus en plus à un cheval de Troie. Le contournement de Saint Sulpice est mis en avant pour faire accepter la création d'une zone dite économique. Cette zone est justifiée par des créations d'emplois qui restent pour l'heure imaginaires. Même pire, la seule activité nouvelle qui était jusqu'alors évoquée (fret ferroviaire) est ajournée. L'installation de Vinovalie est pour l'essentiel une concentration de plusieurs sites de conditionnement : en guise d'emplois il s'agit de rallonger le trajet de travail-domicile des salariés actuels : le beau développement durable que voilà ! Pour compléter le tableau en trompe l’œil, la culture est appelée à la rescousse : un complexe cinéma-salle de spectacle devient la nouvelle promesse. Excentrer la vie culturelle est ce là la stratégie pour revitaliser le centre bourg ? Ne faudrait il pas y voir un premier pas pour faciliter l'installation d'un centre commercial ? Perspective officiellement dénoncée par les candidats aux élections municipales !


Que ce soit pour cette ZAC, Sivens ou l'autoroute, nous le répétons :

la marchandisation n'est pas notre seul horizon.

Lettre ouverte à M. Dalla Riva, Conseiller Général du Canton de Lavaur

EELV LAVAUR-GRAULHET

Lavaur, le 11 novembre 2014

 

objet : avenir du projet de barrage de Sivens

 

 Monsieur le conseiller général,

 

Jeudi 30 octobre, veille de la réunion du Conseil Général du Tarn, nous avons déposé au secrétariat de la mairie de Lavaur une lettre à votre intention. Dans cette lettre nous vous demandions quelle était votre analyse concernant le projet de Sivens (cf. copie jointe).

 

A ce jour, nous n'avons eu aucun élément de réponse.

 

Ce mutisme nous interroge.

 

Le groupe départemental d'Europe Ecologie les verts a à maintes fois dénoncé l'autisme dans lequel s'était enfermé le Président du Conseil Général duTarn. Il serait paradoxal que votre mutisme prenne le relais de cet autisme.

 

Dans l'espoir que notre attente ne sera pas vaine, nous vous invitons donc de nouveau à nous faire part de votre analyse :

 

• Quels enseignements en tirez vous quant à l'étude de nouveaux projets qui seraient portés par le Conseil Général 81 ?

 

• Quel avenir vous paraît il souhaitable concernant le devenir de ce qui était la deuxième zone humide naturelle du département ?

 

Votre réponse peut être écrite ou sous une forme de rendez vous.

 

Nous vous prions d'accepter nos salutations respectueuses.

 

EELV Lavaur Graulhet

 

Didier leroy

 

Lettre ouverte au Président de l’association des maires du Tarn en réponse à son appel à manifestation

Association des éluEs écologistes du Tarn

 

Le 10/11/2014

 

 

 

Monsieur le Président de l’association des maires du Tarn,

 

Nous venons de recevoir votre courrier, adressé à plusieurs milliers de personnes.

 

En engageant l'association des Maires et des Élus du Tarn auprès de la FNSEA et en appelant à une manifestation pour le barrage de Sivens sous couvert du "rétablissement de l'ordre républicain", vous outrepassez les missions de l'association, que l'on peut retrouver ici :http://www.maires81.asso.fr/html/asso/missions/index.php

 

Dans la nuit du samedi 25 octobre 2014, un jeune militant pacifiste de 21 ans, Rémi Fraisse, a été tué par une grenade offensive sur le site du barrage de Sivens. Cette mort n’est pas seulement tragique. Elle n’est pas seulement insupportable et révoltante. Elle nous oblige toutes et tous, et nous les élu(e)s, dans une époque où la confiance dans nos représentants politiques est toujours plus altérée, à redonner du sens à l’action politique, en n'ajoutant pas de l'huile sur le feu comme vous le faites.

 

Nous aurions aimé de la réserve de votre part ou alors plus d’équité dans votre réaction. Votre courrier ne dit rien sur les violences exercées par la FNSEA qui brulent un centre des impôts et un bureau de MSA, saccage le bureau d’une ministre ou démonte le portail de la cité administrative d’Albi pour y déverser du fumier…

 

Il vous parait "urgent de rappeler que dans un Etat de droit, les décisions prises par les élus, dans le respect des règles démocratiques, ne sauraient en aucun cas être remises en question."

 

Faut-il vous donc vous rappeler le barrage de Fourogue construit illégalement ? Faut-il vous rappeler que, chaque semaine, les tribunaux administratifs remettent en question des décisions prises par des élus ? Que de nombreuses décisions prises « dans le respect des règles démocratiques » ont été à juste titre dénoncées par des lanceurs d’alertes relayées ensuite par des enquêtes judiciaires ? La Cour des Comptes n’épingle-t-elle pas régulièrement des décisions prises par des élus ? Sommes-nous donc tous infaillibles, ne commettons-nous jamais d’erreur ?

 

Si vous persistez dans cet appel à manifester le 15 novembre, nous espérons alors que vous allez appeler également à un rassemblement pour le rétablissement de l'écotaxe, votée par la quasi totalité des député(e)s lors de la loi cadre Grenelle mais retirée par l'exécutif actuel.

 

Si vous voulez vous engager sur le "rétablissement de l'ordre républicain", Monsieur le Président, mettez en place un véritable débat contradictoire autour du barrage de Sivens et de la politique agricole menée par le département, afin d'éclairer vos édiles et concitoyens.

 

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments distingués.

 

 

 

Pour l'association des Elu(e)s Ecologistes du Tarn

 

Guillaume CROS / Fanou MENA / Pascal PRAGNERE / Christian SERIN / François RIVALS / Jean-Pierre IZARD / Simon BRANDLI / Patrick ROSSIGNOL / David KOWALCZYK

 

 

À l'attention de M. Dalla Riva Lavaur,              le 30 octobre 2014

 

Conseiller Général du Canton de Lavaur

 

 

 

objet : avenir du projet de barrage de Sivens

 

 

 

 

Monsieur le conseiller général,

 

 

 

 

A la lumière des informations contenues dans le rapport d'expertise du projet de barrage de Sivens, nous souhaiterions connaître l'analyse que vous faîtes de ce projet.

 

 

 

Les défauts mis en évidence dans ce rapport :

 

 

 

surestimation des besoins de stockage

 

budgets d'investissement et de fonctionnement particulièrement élevés

 

surestimation du nombre des agriculteurs bénéficiaires

 

faiblesse de l'étude d'impact

 

inexistence d'analyse des projets alternatifs

 

posent à l'évidence question tant sur l'opportunité de ce projet que sur le mode de gestion de son élaboration.

 

 

 

Compte tenu de l'émotion générée par les événements qui ont entourés la publication de ce travail d'expertise, il nous semble légitime que vous nous fassiez part de votre analyse. Quels enseignements en tirez vous quant à l'étude de nouveaux projets qui seraient portés par le Conseil Général 81 ? Quel avenir vous paraît il souhaitable concernant le devenir de ce qui était la deuxième zone humide naturelle du département ?

 

 

 

D'attente de votre réponse, qui peut être écrite ou sous une forme de rendez vous, nous vous prions d'accepter nos salutations respectueuses.

 

 

 

EELV Lavaur Graulhet

 

Didier leroy

 

05 63 58 66 15

 

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Réaction de Gérard Onesta le 27/10/2014

Depuis ce matin, j'oscille entre émotion et colère.

Et le silence des "autorités" est tout simplement incompréhensible, à moins de n'être que la marque de la culpabilité...

 

Car ce qui s'est passé cette nuit, à Sivens, loin de témoins trop gênants, avait été annoncé.

 

Car je me souviens de notre rencontre - extrêmement tendue - avec la directrice de Cabinet de Carcenac (bien trop occupé à se faire élire sénateur pour nous recevoir lui-même), où j'avais déjà solennellement prévenu que d'envoyer des forces de l'ordre contre un collectif qui prônait la non violence était une décision lourde de conséquences et que le Conseil Général serait comptable de toute victime. Je lui avais même demandé de bien noter ma phrase dans son compte rendu...

 

Je me souviens de cette longue journée où je me suis retrouvé seul élu "piègé" dans le no man's land avec les zadistes, et où j'ai pu constater les "méthodes" des forces de l'ordre qui avaient visiblement pour consigne de "faire mal" sans trop s'encombrer du droit (destruction de biens personnels, charge aux gaz sur terrain privé durant le repas...).

 

Je me souviens un jour d'avoir fini la batterie de mon téléphone en direct sur les radios nationales depuis les zones d'affrontement en demandant, devant les risques évidents pour les personnes, à Madame la Ministre de sortir de son royal silence...

 

Je me souviens de notre ami conseiller général écolo Jacques, bousculé par un camion de flics alors que nous étions 5 élus à demander aux "hommes en armes" de ne pas pousser la provoc jusqu'à faire passer la broyeuse d'arbres sous le nez même des manifestants. Jacques a été récupéré de justesse alors qu'il était déjà entre les roues du camion qui ne s'arrêtait pas...

 

Je me souviens de Guillaume, molesté et insulté - bien qu'élu et parce qu'élu - jusque dans les murs du Conseil Général.

 

Je me souviens de ces images où l'on voit la force armée gazer des jeunes enterrés jusqu'à la poitrine, et donc bien incapables d'être dangereux ou simplement de fuir ! Là on avait encore frôlé le pire (pour revoir la vidéo de cette folie et de cette inhumanité : https://m.youtube.com/watch?v=FPEZaYlwhjM)

 

Je me souviens de la réquisition d'un lycée - malgré la protestation d'un Malvy que nous avions alerté - où les robocops se baladaient armes à la ceinture au milieu des élèves et des profs atterrés.

 

Je me souviens de Ben aux doigts brisés me détaillant les menaces physiques le visant et dont il emmagasinait les preuves à pleine copies d'écran.

 

Je me souviens lundi dernier encore de la réaction de Cécile me confiant, lors de sa venue sur le site avec Noël, qu'elle ne pensait pas possible de voir autant de preuves de la violence des forces armées (notamment le jet d'une grenade dans un endroit clos qui a gravement endommagé la main d'une jeune femme). On était là, me disait-elle, bien au-delà des débordements "officiels" qu'elle avait constatés en tant que Ministre à Notre Dame des Landes...

 

J'essaie de me souvenir de la dernière fois où, en France, une lutte environnementale avait été endeuillée par la mort d'un militant. Si ma mémoire ne me trompe pas, c'était en juillet 1997. Il s'appelait Vital Michalon. Et toute la gauche d'alors avait protesté. Aujourd'hui, c'est un pouvoir prétendument de gauche, que ce soit au niveau local ou national, qui envoie l'armée pour défendre les seuls intérêts d'une SEM... Et un jeune, couché dans les débris de la forêt de Sivens, ne se relèvera plus.

 

.../...

 

Demain le rapport des experts ministériels nous donnera sûrement raison point par par point. Sur l'agronomie, sur l'hydrologie, sur la biodiversité, sur la dilution des polluants, sur le montage budgétaire... Et après ?

 

Vont-ils oser continuer de construire leur barrage absurde non seulement sur un tas de mensonges enfin dévoilés au grand jour, mais également désormais, l'édifier sur un cadavre ?

 

Vont-il oser ?

 

Gérard Onesta

Vice Président du Conseil Régional Midi Pyrénées

 

 

Barrage de Sivens : le projet doit s’arrêter

Après la mort d’un jeune militant de la nature de 21 ans, Rémi Fraisse, c’est toute la famille écologiste qui se trouve orpheline et sous le choc.

Dans l’attente des résultats de son autopsie, EELV exprime son profond soutien à la famille et aux proches de Rémi Fraisse dans cette épreuve terrible, et exige que toute la vérité soit au plus vite établie. Nous attendons une enquête exemplaire sur sa mort et sur les circonstances de ce drame.

D’un drame écologique, le barrage de Sivens devient donc également un drame humain : EELV exige plus que jamais l’arrêt immédiat des travaux.

Le rapport d’expertise présenté lundi 26 octobre concentre toutes les critiques formulées depuis des mois par les écologistes. Surestimation des besoins, étude d’impact de qualité «très moyenne», financement du projet «fragile» : ce rapport prouve la précipitation et l’inutilité d’un tel projet, qui ne bénéficiera, selon les deux experts mandatés, qu’à une quarantaine de personnes.

Ainsi les conséquences désastreuses du projet, à savoir la destruction irréversible d’une zone humide de 13 hectares – véritable espace de biodiversité où vivent 94 espèces protégées – le déboisement total de la zone, un coût d’investissement faramineux -financé par l’argent public- ne profiteraient qu’à l’intérêt d’une poignée d’exploitants qui répond à la logique d’une agriculture productiviste, anti-écologique et dépassée. Pour les écologistes, c’est une insulte faite à l’intérêt général.

S’entêter dans la poursuite du projet serait désormais irresponsable et dangereux. Si les écologistes appellent au calme et à la dignité, EELV interpelle toutes les autorités compétentes sur le sujet, le préfet, le président du conseil général Thierry Carcenac, la ministre de l’écologie Ségolène Royal et le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve afin de prendre leurs responsabilités : mettre fin à ce passage en force et d’acter l’abandon de ce projet.

 

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale

José Bové, député européen

Véronique Vinet, secrétaire régionale de EELV Midi-Pyrénées

Guillaume Cros, président des éluEs régionaux Midi-Pyrénées

Sandrine Rousseau, porte parole

Julien Bayou, porte parole

 

Mardi 14 octobre 2014

Samedi 25 octobre : faire barrage à la destruction de Sivens

 

Le projet de barrage à Sivens est emblématique de l'aveuglement de nos responsables politiques.

Nous comprenons de mieux en mieux l'importance de la crise écologique dans laquelle s'engage notre société. Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse. La disparition d'un nombre croissant d'espèces animales ou végétales est perceptible. La pollution handicape de plus en plus sévèrement la santé d'un nombre grandissant de personnes. Et pourtant, pour plagier une formule célèbre, les hauts responsables regardent ailleurs alors que notre maison brûle.

Sivens c'était une zone humide où la biodiversité était particulièrement riche. C'était, telle une éponge, une zone capable d'absorber les conséquences d'orages violents. C'était un espace propice à la contemplation de la beauté et à l'émergence de productions artistiques.

Au lieu de préserver et de valoriser cette richesse partagée, le conseil général s'est engagé avec précipitation dans un acte de vandalisme. Un vaste chantier où les moteurs des bulldozers couvrent à peine le bruit strident des tronçonneuses ou des grenades défensives.

Tout ça pour construire une réserve d'irrigation au profit d'une agriculture intensive ! Un gâchis immense pour encourager des pratiques vouées à l'échec. Cherchez la pertinence !

Pourtant nous savons qu'il existe des alternatives, des techniques agronomiques économes en intrants. Nous connaissons des hommes et des femmes qui souhaiteraient engager leurs énergies dans ces dynamiques constructives.

Alors contre ce projet inutile et imposé1 nous invitons tous ceux qui le pourront à aller samedi 25 octobre à Sivens pour dire non au barrage.

Ramenons de la vie !

 

Distribution de tracts sur les marchés

de Lavaur et Saint Sulpice dès ce week end.

1GPII : Grands Projets Inutile Imposés. Dans notre département, citons :

* le barrage du Testet (Sivens)

* la ZAC portes du Tarn

* l'autoroute Castres-Toulouse

 

P/O EELV Lavaur Graulhet

Didier leroy

05 63 58 66 15

http://eelv-lavaur-graulhet.jimdo.com

europeecologie-lavaurgraulhet@orange.fr

 

26 février 2014     

 

 

 Dans la perspective des élections municipales des 23 et 30 mars 2014, Europe Ecologie Tarn apporte son soutien à la liste « Donner une énergie d'avance à Saint Sulpice».

Au delà de la participation active de Fanou Mena (militante EELV) à cette liste de rassemblement des forces de gauche, notre soutien marque le satisfecit que nous inspire la méthode mise en œuvre par Dominique Rondi Sarrat au cours de cette campagne. Les efforts mis en œuvre pour l'organisation des réunions citoyennes est un exemple de démarche participative que nous appelons de nos vœux. Le projet de charte de l'élu est aussi une perspective que nous jugeons heureuse.

A coup sûr, l'élection de Dominique Rondi Sarrat sera une bouffée d'oxygène qui débordera du seul cadre communal de Saint Sulpice La Pointe.

Saint Sulpice et Lavaur sont les deux pôles urbains centraux de la Communauté de Communes : l’arrivée de Dominique Rondi Sarrat et de ses colistiers, délégués de St Sulpice à la CCTA, devrait dépoussiérer la situation du territoire. 

 

Stéphane Deleforge                        Maud David-Leroy

Secrétaire EELV Tarn                       Porte parole EELV Tarn

 

http://eelv-lavaur-graulhet.jimdo.com/

europeecologie-lavaurgraulhet@orange.fr

Vendredi 31 janvier 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE : quelles intercommunalité pour demain ?

 

A moins de 60 jours de l'élection des conseillers communautaires, la diffusion du journal de la CCTA « le lien Tarn Agout » offre le flan aux critiques.

 

Critique sur la forme pour commencer : Ne pas confondre information et publireportage.

L'ancien journaliste que fut le président de la CCTA devrait savoir faire preuve de déontologie. Ne pas mélanger les genres à la veille d'une élection est une attitude responsable qui a été négligée : une pleine page (page 7), photos à l'appui, dédiée à un candidat à l'élection municipale de la commune de Saint Sulpice, c'est osé. Peut être même illégal...

 

Critique sur le fond pour continuer : Quel bilan tirer de l'intercommunalité au terme de ce mandat ?  Pour nous le verre est à trois quart vide.

 

 La coopération intercommunale devrait favoriser l'émergence d'initiatives profitables à tous. Elle devrait être audacieuse pour les questions où l'échelon communal est insuffisant. Elle devrait fédérer les compétences.

 

Qu'en est il pour notre territoire ?

La CCTA aujourd'hui, c'est avant tout le règne du marchandage : un espace services à Lavaur contre une pôle services à Saint Sulpice. Un projet de Dojo à Lavaur contre un projet d'école de musique à Saint Sulpice. Chacun défend ses intérêts particuliers, peu de projets collectifs. Du coup, l'intercommunalité apparaît comme un échelon en plus, un coût en plus. A qui la faute ? D'abord au coach (le Président de la CCTA) mais aussi aux capitaines (les maires de Lavaur et Saint Sulpice). Pour M. Esparbié, satisfaire la demande particulière d'un élu semble politiquement plus profitable que d'animer une dynamique collective. Cela créée une subordination quasi féodale. Pour M. Carayon, l'important semble d'être présent sur la photo d'inauguration. En témoignent ses absences aux réunions de travail. Et pour M. Soulet, récupérer le maximum de budget semble être son challenge. De fait la CCTA ce n'est pas de la coopération, c'est de la cooptation entre amis de trente ans...

Pourtant, il y a de quoi faire. La transition énergétique en est un bel exemple. Quelle commune peut espérer, seule dans son coin, œuvrer pour réduire de 20 % ses rejets de gaz à effet de serre ? Quel maire peut envisager, seul, développer une production d'énergie renouvelable qui soit significative ? Il faudrait, comme cela se fait dans d'autres lieux, une stratégie définie au travers d'un plan climat énergie territoire (PECT), un réseau pour des transports de proximité à la demande, des appuis techniques à la rénovation énergétique des bâtiments etc… La culture est également un domaine où la coopération intercommunale aurait toute son efficacité. Plutôt que de financer deux médiathèques municipales, il serait utile d'organiser un réseau déconcentré d'accès à la culture.

Chercher les point de convergence entre les différentes communes, valoriser la cohérence collective, oser dépasser son individualisme pour construire à plusieurs un monde plus vivable tel est la feuille de route que nous souhaiterions voir dans les projets des candidats à l'élection du conseil communautaire des 23 et 30 mars prochain. Ces préoccupations nous semblent pour l'heure trop absentes des ébauches de programme présentées par les candidats.

 

 P/O EELV Lavaur Graulhet

Maud David-Leroy

05 63 58 66 55

06 28 06 41 76

Lavaur, le 14 janvier 2014

 

ZAC « Portes du Tarn »:

l'accaparement des terres agricoles retoqué

 

L'excessive consommation des terres agricoles prévue dans le projet de ZAC des Portes du Tarn a été sanctionnée. Les trois commissaires chargés de l'enquête d'utilité publique ont tranché : il faut réduire l'emprise foncière de ce projet et garantir l'utilisation agricole des parcelles qui ne seront pas rapidement aménagées.

Pour le groupe local d'Europe Écologie les verts, cette décision est marquée du sceau du bon sens. Nous avons régulièrement souligné le gigantisme de cette zone. Les porteurs de ce projet ne pourront plus faire la sourde oreille.

Pour autant, nous ne débordons pas de joie. Nous resterons vigilants pour nous assurer que cette décision sera appliquée. Nous serons tout aussi attentifs à la mise en œuvre des autres modifications qu'impose le rapport des enquêteurs : représenter une solution de compensation écologique, reprendre le dossier d'évaluation des risques liés aux pluies intenses.

Dans leur argumentaire, les commissaires enquêteurs relèvent également plusieurs anomalies qui confortent notre analyse critique de ce projet. L'expansion urbaine incohérente au cours de ces dernières années est pointée du doigt. Il n'est pas innocent de remarquer que les élus locaux promoteurs du dossier se trouvent ainsi discrédités, et plutôt deux fois qu'une. Notamment le Président de la Communauté de Communes qui est aussi conseiller municipal de Saint Sulpice qui, à ce titre, endosse la responsabilité de l'anarchique urbanisation de la ville. Le choix d'accélérer le dossier de présentation de la ZAC tout en ralentissant l'élaboration du SCoT (deux dossiers portés par la CCTA) est une tactique que nous avions dénoncée et qui s'avère contre productive. De nouveau les calendriers vont se chevaucher et l'imbroglio administratif de ces deux procédures n'en sera que plus complexe. L'espoir du président de la CCTA de passer outre l'obligation de préservation des terres agricoles en plaçant la ZAC avant le SCoT n'a pas fonctionné.

La logique aurait voulu que l'on définisse un cadre général d'aménagement du territoire (le SCoT) avant d'en construire des éléments (la ZAC). Les élus de la communauté de communes n'en avaient cure. Nous sommes bon pour un rétropédalage coûteux budgétairement et politiquement.

Les propositions faites par les élus Europe Écologie Les Verts pour les Portes du Tarn sont plus que jamais d'actualité : faire de cette zone agricole un grenier alimentaire pour le Tarn et pour l'agglomération toulousaine en créant une vaste zone maraîchère, des ateliers de transformation alimentaires s'appuyant sur un label 'produit Tarnais', et sur une énergie abondante dans ce territoire (biogaz de décharge, solaire, géothermie...) et sur des acteurs locaux présents (lycée de Flamarens, centre de formation de Brens...).

  

P/O EELV Lavaur Graulhet

Maud David-Leroy

05 63 58 66 55

 

Communiqué de presse

Toulouse, le mercredi 19 novembre 2013

 

PORTES DU TARN : UN PROJET DESTRUCTEUR

L’enquête publique sur la création des Portes du Tarn, future zone d’activité à cheval sur les communes de Saint-Sulpice et Buzet-sur-Tarn, sera close ce vendredi 22 novembre. Alertée par les militants EELV du Tarn, Catherine Grèze, Députée européenne du Sud-Ouest, a décidé d’apporter sa contribution : elle est fermement opposée au projet.

« Encore une fois, on nous propose la formule magique de l’implantation d’une zone d’activité pour créer … de l’activité ! Ne nous laissons pas éblouir par le miroir aux alouettes de l’emploi : le projet n’est pas bien ficelé. Alors que le calcul des emplois créés repose sur une simple extrapolation mathématique, sans prise en compte du territoire, la destruction d’emplois liée au projet (notamment d’un point de vue agricole) est totalement tue.

Pourtant, les Portes du Tarn entraîneront une destruction de terres agricoles : pas moins de 166 hectares vont être rasés. Nous le savons, l’artificialisation des terres a des conséquences écologiques multiples, allant de l’érosion des sols au ruissellement excessif des eaux. Avant de se lancer dans ce projet pharaonique, faisons l’inventaire des espaces vacants sur les zones d’activités avoisinantes, et surtout, évaluons les besoins du territoire ! »

 

Catherine Grèze

Députée européenne du Sud-Ouest

 

Contact presse :

 

Fanny Thibert

Attachée parlementaire locale

06 58 41 47 75

 

Vérité en deçà, erreur au delà - 29 octobre 2013

La géographie tarnaise est elle ainsi faite que ce qui vaut à Castres ne serait pas valable à Saint Sulpice ?

 

Dans un article datant de la semaine dernière, M. le sous préfet de Castres1 indique que toute nouvelle extension d'une zone d'activité ne pourrait se faire sans

1. qu'il y ait au préalable un schéma de cohérence territoriale (SCoT),

2. qu'il y ait une analyse globale des zones d'activité existantes,

3. que l'on prenne soin de ne pas empiéter sur les terres agricoles.

 

Que disons nous depuis plusieurs années à propos du projet de ZAC des portes du Tarn ?

1. Il faudrait une étude préalable sur les disponibilités des zones existantes (nous avons également demandé qu'une étude soit menée à l'échelle régionale pour mesurer l'efficacité avérée de ces zones d'activité),

2. que ce projet doit épargner les terres agricoles,

3. que la ZAC devrait être une déclinaison opérationnelle du SCoT et non deux dossiers indépendants.

 

Et que constatons nous à Saint Sulpice ?

1. le projet de ZAC des portes du Tarn a été élaboré à partir d'une projet portée par M. Carcenac et M. Esparbié sans avoir commandité la moindre étude préalable,

2. que ce projet envisage d'amputer l'agriculture locale de 200ha de surface agricole utile,

3. que le SCoT est relégué au second plan et qu'il est actuellement au point mort alors que le projet de la ZAC bénéficie de toutes les énergies communicantes.

 

Sommes nous à ce point inconséquents si nous affirmons que nous ne comprenons pas la logique de cette situation paradoxale ?

Sommes nous ces « hurluberlus2 » qui ne comprendraient rien à rien ? Qui ne comprendrait pas non plus qu'un budget prévisionnel n'est pas à mettre à l'avis du public dès lors que l'on jongle avec des millions € prélevés sur les impôts locaux !Ne serions nous pas plutôt à l'image de l'enfant du conte d'Andersen « les habit neufs de l'empereur » : celui qui ose dire « le roi est nu ! ».

 

 

1 - Article « pour Bugis, la préfète joue contre le Tarn sud » journal d'ici du 24 octobre 2013

2 - Qualificatif qui nous a été adressé lors d'un conseil municipal de Saint Sulpice

 

P/O EELV Lavaur Graulhet

Maud David-Leroy

05 63 58 66 55

 

http://eelv-lavaur-graulhet.jimdo.com/

europeecologie-lavaurgraulhet@orange.fr

 

Mesdames et Messieurs les maires des communes membres de la CCTA et leurs conseillers municipaux. - 25 octobre 2013

Objet : réunion publique ZAC Portes du Tarn

 

Mesdames, Messieurs,

 

Vous n'êtes pas sans savoir que depuis mardi 22 octobre et jusqu'au 22 novembre 2013 se déroule l'enquête publique relative au projet de ZAC des portes du Tarn. Projet dans lequel la CCTA est impliquée à hauteur de 40% de son budget.

Les commissaires enquêteurs ont souhaité organiser une réunion publique ce mardi 29 octobre (20h30 salle Cassin à Saint Sulpice). Un des objectif de cette réunion sera de clarifier les impacts prévisibles de ce projet sur différents plans (économique, foncier, environnement …)

Si nous nous réjouissons de cette initiative (cela fait plus de deux ans que nous demandions un débat public), nous n'en sommes pas moins inquiets quant à la tournure que prend ce projet de ZAC. Bien au delà des critiques que nous avons émis concernant les présupposés qui ont conduit le montage de ce dossier (démesure et archaïsme), force est de constater la vacuité du montage financier qui accompagne la procédure d'enquête publique. Pour preuve, vous trouverez en pièce jointe l'unique document de 2 pages abordant les questions économiques contenu dans le dossier soumis à enquête - qui comporte plus de 2515 pages.

Il nous paraît incompréhensible qu'un projet d'une telle ampleur ne soit pas étayé par des prospectives économiques conséquentes. De plus, nous avons appris que le Conseil Général du Tarn a commandé une étude financière sur ce projet – étude qui n'est par ailleurs pas jointe au dossier soumis à enquête publique. Cette étude évalue à 260 millions € le coût global de cette opération. Nous sommes très loin des 87 millions € annoncés dans le document en pièce jointe. Ceci ne fait qu'accroître le doute quant à la crédibilité de ce dossier.

Si ce « pari à 25 ans » selon les propos du Président du Conseil Général du Tarn devait s’avérer un échec, ce qui n'est pas une hypothèse surréaliste, l'impact budgétaire de ces travaux serait probablement fatal pour la CCTA et engagerait les communes dans un tunnel financier .

Sachez qu'Europe Ecologie Les Verts n'est pas contre un développement économique sur le Vaurais qui tiendrait compte de l'équilibre territorial prévu dans le projet de SCOT. Nous participerons pleinement à cette enquête publique afin de faire valoir notre souhait de voir se projet s'appuyer sur une logique de territoire pérenne.

Pour ces raisons, nous vous invitons à solliciter les précisions qui vous paraissent nécessaires pour mieux apprécier ce projet (la réunion publique peut en être l'occasion) et à formuler votre appréciation sur l'un des registres mis à la disposition du public jusqu'au 22 novembre (aux mairies de Saint Sulpice, Buzet et Roquesérières).

Comptant sur votre respect pour la démocratie et l'exigence de participation qui accompagne votre mandat, nous vous adressons nos salutations respectueuses.

 

François Rivals, élu de Labastide St Georges Patrick Grégoire, élu de Lavaur

 

Europe Ecologie Les Verts en rêvait, les commissaires enquêteurs l'ont fait ! 21 octobre 2013

 

Lundi 21 octobre 2013

Europe Ecologie Les Verts en rêvait,

les commissaires enquêteurs l'ont fait !

Depuis plus de deux ans, nous demandons que la concertation inscrite dans le sigle de la

ZAC des portes du Tarn soit appuyée par un débat publique. Les porteurs de projet (M.

Carcenac & M. Esparbié) répondaient que c'était une bonne idée, qu'ils y travaillaient, que

la transparence était leur feuille de route, qu'ils se voulaient irréprochables.... M. Esparbié

l'avait même promis : « il y aura une réunion publique avant juillet 2013 ».

Nous l'avons attendu, attendu .. elle n'est jamais venue.

Aujourd'hui s'ouvre l'enquête publique pour le projet de la ZAC des portes du Tarn. Les

trois commissaires enquêteurs qui ont la charge de cette procédure ont décidé d'organiser

une réunion publique le mardi 29 novembre (20h30 salle Cassin à Saint Sulpice). Nous

nous félicitons de cette prise d'initiative et nous invitons le plus grand nombre à venir y

participer. Certes ce débat ne pourra pas offrir une réponse miracle qui serait unanime,

mais il devrait permettre une expression équilibrée de diverses parties. Cet exercice

démocratique nous paraît indispensable et nous comptons nous saisir de cette opportunité

pour expliquer notre analyse de ce projet.

Puisque le Communauté des Communes Tarn Agout est impliquée dans le financement de

ce projet (ce qui pourrait impacter de façon « durable » le budget des communes

membres de la CCTA), nous invitons expressément l'ensemble des candidats aux

prochaines élections municipales à s'intéresser à ce dossier et exprimer leurs points de

vue. Comme tous citoyens, ces candidats peuvent utiliser le registre d'enquête unique qui

sera disponible toute la durée de cette enquête (soit jusqu'au 22 novembre 2013) dans les

mairies de Saint Sulpice, Buzet et Roquesérière.

Contact : europeecologie-lavaurgraulhet@orange.fr

Courrier adressé à Monsieur Esparbié, président de la CCTA - 1er septembre 2013

Courrier adressé à Monsieur Esparbié, président de la CCTA  avec copie au Président de la SPLA 81

 

                                                                       Le 1er septembre 201

Mr. le Président1,

 

Dans le cadre de l'élaboration du SCoT du Vaurais, nous attirons votre attention sur quelques incohérences qui, à notre sens, révèlent que la procédure dite des « SCoT Grenelle » n'a été intégrée que de façon formelle. Nous reprendrons ici quelques unes de ces contradictions.

 

·         Le 3 juin 2013 à Saint Sulpice, lors de la présentation publique du P.A.D.D. nous avons constaté que les orientations retenues n' étaient pas argumentées au regard des questions commerciales. En effet, le contenu du Document d'Aménagement Commercial (DAC) n'a pas été évoqué. Ce document n'est d'ailleurs toujours pas consultable (contrairement à ce qui a été annoncé lors de la réunion du 3 juin 2013). Il est pour le moins étrange que ce volet soit occulté, au moins dans sa diffusion au public.

·         « Réduire  la consommation foncière, pérenniser l’activité agricole, favoriser un aménagement qualitatif et économe en foncier des zones d’activités, conforter les zones existantes », sont des objectifs du SCoT du Vaurais. Ces ambitions nous paraissent forts légitimes mais sont contradictoires avec le projet de ZAC des portes du Tarn.  Le SCOT prévoit un rythme de la consommation des surfaces d’extension urbaine divisé par 2, soit une consommation foncière globale de 340 ha pour les 20 ans à venir. Comment alors comment argumenter le prélèvement de 200 ha de terres agricoles pour la seule ZAC des portes du Tarn ?

·         Le SCoT du Vaurais ambitionne de « construire ensemble un projet d’aménagement et de développement du territoire harmonieux pour les 15-20 ans à venir ». Est il harmonieux d'aggraver la disparité entre des communes en explosion démographique (Buzet, Saint Sulpice) et celles qui sont déclin (Roquevidal, Villeneuve les lavaur, Belcastel, Marzens)? L'ambition ne serait elle pas au contraire de s'opposer à ces évolutions déstructurantes pour notre territoire ?

·         « La maîtrise des déplacements et de la consommation énergétique, la préservation de la trame verte et bleue » sont également des objectifs fixés par la procédure « Grenelle » appliquée aux SCoT. Que penser des projets autoroutiers soutenus par la CCTA (barreau routier à Saint Sulpice, autoroute Castres Toulouse)  ? Ces infrastructures auraient pour conséquence d'augmenter de façon significative le trafic routier (et donc la production de GES qui l'accompagne) et introduit de nouvelles ruptures dans les corridors faunistiques.

·         Il est également paradoxal de constater que la ZAC des Portes du Tarn soit traitée de façon périphérique. Aux dires même de Mme Parayre en conclusion de la réunion publique du 3 juin, la ZAC est un dossier perçu comme imposé avec des projections qui ne relèveraient pas du débat. En quelque sorte le ScoT du Vaurais s'interdirait de discuter ce que dit la SPLA 81 : l'hémisphère droit et gauche du cerveau de la CCTA ne seraient pas connectés !

 

Dans l'attente d'une prochaine communication, nous vous prions, Monsieur le Président, d'accepter nos salutations respectueuses.

 

P/O EELV Lavaur Graulhet,

Maud David-Leroy, Porte-parole François Rivals, élu Patrick Grégoire, élu

1Copie transmise pour information aux maires de la CCTA et au président de la SPLA 81

 

 

6 MAI 2013 : COURRIER A Mrs. CARCENAC ET ESPARBIE

Nous apprenons que vous dynamisez votre communication à propos de la ZAC des portes du Tarn. Nous y voyons là une preuve que vous avez avancé de façon significative dans la formulation de votre projet.

Cependant, nous sommes surpris par la tournure que vous donnez à cette information et l'aspect opaque de cette communication nous inquiète. Vous limitez vos invitations à une part, somme toute, minoritaire de la population concernée.

Par ailleurs, cette invitation est entourée de beaucoup de secrets (secret des lieux, secret des prolongements éventuels). Tous ces éléments donnent un caractère sectaire à cette démarche qui ne peut nous rassurer.

Vous penserez sûrement que nous diabolisons vos intentions. De notre point de vue, nous persistons uniquement dans notre démarche de vigilance. Nous sommes restés à un engagement de votre part d'organiser une réunion de présentation du projet auprès des acteurs concernés par le projet et nous serions heureux d'être nous aussi, invités à ces rencontres que vous organisez,

Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'accepter nos salutations respectueuses.

P/O Europe Ecologie Lavaur Graulhet

 

Maud David-Leroy

 

REUNION DE TRAVAIL 15 MARS 2013

A la demande de Fanou Mena, militante écologiste à Saint Sulpice, une réunion de travail sur le projet de ZAC des Portes du Tarn aura lieu le Mardi 26 mars à 15.00 avec :

 

Gérard Onesta, vice-président du Conseil Régional Midi-Pyrénées,

Catherine Jeandel, présidente de Midi-Pyrénées Innovation

Guillaume Cros, président de la Commission concertation citoyenne

Marie-Christine Pons, Présidente de la commission Economie Sociale et Solidaire et Insertion par l’économie

François Calvet, vice-président de le commission Agriculture et de la commission transport et infrastructures

Jocelyne Salvan, vice-présidente de la commission Economie Solidaire et Insertion par l’Economie.

 

Elle réunira des acteurs et des citoyens concernés par ce projet de développement économique. L’objectif est de présenter ce dossier et d’argumenter les faiblesses mises en évidence depuis de nombreux mois. Parmi ces critiques, celles liées à la pratique minimaliste des procédures de concertation ainsi que les incohérences des choix de développement vu à l’échelle régionale devraient retenir l’attention de ces élus au Conseil Régional. Enfin, cette rencontre sera l’occasion de faire un point sur l’étude commandée par le Conseil Régional sur les Zones d’intérêt régional.

 

La réunion aura lieu au Relais Fleuri, 1, avenue Rhin et Danube.

Un Point presse est prévu à 16.00

PORTES DU TARN : UN PROJET CONTESTABLE

Alors que le début de l'enquête publique concernant le projet des Portes du Tarn est prévu pour cette fin d'année 2012, Europe Ecologie Les Verts Lavaur Graulhet dévoilera le Samedi 8 décembre à 10.30 une série de panneaux intitulés

 

"PORTES DU TARN : UN PROJET CONTESTABLE"

 

A l'heure où la mise en liquidation judiciaire de Sud Graphie donne un aperçu cinglant de la pérennité des emplois industriels par temps de crise, notre objectif est de porter à la connaissance des habitants de la Communauté de Communes du Tarn Agout les principales données liées à ce projet "phare" du développement économique de leur territoire. Nous souhaitons ainsi les inciter à participer nombreux à l' enquête publique à venir afin de donner leur vision de l'avenir.

 

Nous distribuerons également ce jour là un invitation à participer à une série de réunions débats "Et si nous en parlions ?" qu'EELV Lavaur-Graulhet organise, en présence d'acteurs de la société civile, pour balayer les thèmes essentiels à l'élaboration d'un projet pour l'avenir des villes de la Communauté de Communes. Ce cycle démarrera à Labastide St Georges le mercredi 12 décembre à 20.30 sur le thème "Circuits courts : pensez global, achetez local".

 

COMMUNIQUE DU 7 NOVEMBRE 2012

 

Bonjour,

 

Dans un contexte où le Président de la plus importante communauté de communes Tarnaise évoque le projet des Portes du tarn comme un projet " abracadabrantesque" et rajoute " C'est démesuré au regard des superficies et pas raisonnable car de nature à favoriser les communes de Haute-Garonne.", Europe Ecologie Les Verts Lavaur Graulhet a pris l'initiative d'adresser un "courrier de bienvenue" aux Maires des Communes de la Communauté du Sescal qui rejoindront officiellement la Communauté de communes Tarn Agout en Janvier 2013 et qui ont été fort peu associés à l'élaboration de ce projet.

Vous le trouverez ci-dessous.

 

 

Lundi 05 novembre 2012

 

Monsieur le Maire,

 

Au 1er janvier 2013, la commune que vous administrez entrera dans la Communauté de Communes Tarn Agout. M. Esparbié, président de cette communauté, vous adressera sans doute ses meilleurs vœux. Il est tout aussi vraisemblable que vous recevrez également les bonnes intentions de M. Carcenac (Président du Conseil Général).

 

L’un et l’autre s’associeront peut être pour adresser également ces vœux au nom du syndicat mixte qu’ils dirigent pour piloter le projet de « ZAC des portes du Tarn ».

Comme l’un et l’autre n’ont pas jugé bon de vous informer formellement de cette procédure1 qui engagera désormais votre commune et ses habitants, nous nous permettons d’attirer votre attention sur les conséquences probables de ce projet s’il arrivait à terme.

 

Endettement de la CCTA pour cofinancer ce projet : le dernier chiffre annoncé portait à 87 millions € le budget de cette opération. La simulation économique officielle pariait sur un probable équilibre financier à l’horizon 2030. Autant dire que nous nous condamnerions à une très longue peine budgétaire puisque le remboursement des emprunts affectés à ces investissements grèverait durablement le budget de la CCTA.

 

Engagement dans une procédure à contre temps de l’évolution historique : la crise environnementale n’est pas une hypothèse intellectuelle. La prise en compte de l’augmentation régulière du coût du pétrole, la préservation des terres fertiles sont des exigences si l’on veut inscrire le développement de notre territoire dans une dynamique de durabilité. Le projet de ZAC des Portes du Tarn est soumis à une logique du « tout voiture », de l’accentuation du déclin des commerces de proximité, ce qui sera très certainement un handicap dans les prochaines décennies pour nos populations.

 

En conséquence, Europe Ecologie Les Verts Lavaur Graulhet vous engage à étudier d’un œil critique les prochaines décisions que la CCTA pourrait prendre pour s’engager dans cette aventure. De notre coté, nous continuerons à refuser ce « développement » en utilisant des moyens démocratiques et juridiques pour y faire face. Nous souhaitons qu’un audit des zones d’activité existantes soit effectué et que la question des besoins de la population de la Communauté de Communes Tarn Agout soit posée.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le dossier que nous avons constitué sur notre site « eelv-lavaur-graulhet.jimdo.com ». Vous y trouverez d’ailleurs plus d’informations que sur le site officiel « portedutarn.fr » …

 

Nous vous prions d’accepter, Monsieur , l’expression de nos sincères salutations.

 

François Rivals, élu de Labastide St Georges Patrick Grégoire, élu de Lavaur

 

NOUS N'AVONS PAS CHANGE !

Communiqué de presse lundi 10 septembre 2012

 

Nous n’avons pas changé !

 

Il est rassurant de constater que la nature humaine, au fond, ne change guère. La période estivale est passée et le regard porté, par les uns ou par les autres, sur la ZAC des Portes du Tarn n’a pas évolué.

 

La communauté de communes Tarn Agout distribue ces jours ci son magazine. On peut y lire que ce projet de zone commerciale est en bonne voie. Le calendrier semble maîtrisé. Cet aménagement « éco-industriel » serait un modèle du genre. Parfaitement consensuel, sur papier glacé, l’image qui en est donnée est idyllique.

 

Nous n’avons pas le même point de vue. Europe Ecologie Les Verts Lavaur Graulhet doute toujours de la pertinence sociale, environnementale et financière de ce projet. Ces doutes ont été renforcés par l’avis rédigé, pour le compte de la préfecture du Tarn, concernant le projet de PLU de Saint Sulpice. La conclusion de cet avis est on ne peut plus clair : il convient d’annuler ce projet.

 

Le commissaire enquêteur développe des arguments que nous avions, avec d’autres collectifs citoyens, déjà énoncés : c’est un projet historiquement périmé.

 

Le foncier agricole doit être protégé pour faire face aux enjeux alimentaires des prochaines décennies,

 

La prolifération des zones commerciales atteint ses limites en nécrosant les centres villes et en fragilisant les commerces existants.

 

L’endettement des collectivités publiques n’est plus extensible.

 

L’équilibre économique de ce projet ne repose que sur une espérance sans fondement (pas d’étude d’opportunité préalable)

 

Oui, nous n’avons pas changé d’avis : engager 87 milions € d’argent publique dans ce projet tel qu’il est, nous parait être un pari déraisonnable et probablement dangereux. Ou pour plagier la formule plus diplomatique du commissaire enquêteur : « La création d’une 3ème ZAC « Portes du Tarn » s’avère hasardeuse tant économiquement que financièrement. ».

 

 

LAVAUR : LES PORTES DU TARN QUESTIONNEMENT LES VERTS

Le groupe Europe Ecologie Les Verts (EELV) de Lavaur-Graulhet s'interroge toujours sur la nécessité de créer une grande zone industrielle en bordure de l'A68, commune de Saint Sulpice. «A l'aube du 21ème siècle.......http://www.ladepeche.fr/article/2012/01/30/1272691-lavaur-les-portes-du-tarn-questionnent-les-verts.html